Thibaud Etcheberry Men Fashion Show Spring Summer 2011





Thibaud Etcheberry est un nom qui tout à coup ne fait pas vraiment raisonner grand chose dans nos esprits. A la lecture de son nom, je me suis demandé de qui il s'agissait, d'où sortait il et que pourrait il bien nous proposer de nouveau pour cette fashion week masculine? Sans mentir, si sa collection se rapporte à la nouveauté de son nom, il serait le Phoenix des hôtes de cette semaine.

A la vue de sa collection je pense que personne n'a pu rester indifférent, vu la particuliarité de chaque détail, de chaque tenue : soit on adore, soit on déteste, mais après son défilé personne ne peut y être insensible et froid. L'arrivée de ce nouveau créateur dans la Fashion Week a vraiment bien été préparé, et à seulement 22 ans Thibaud Etcheberry n'est pas un débutant. Il s'est d'abord lancé dans l'art, en exposant ses toiles, puis s'installe à Paris pour ses études, il assiste Santa Bevacqua en 2008, puis l'année suivante Guido Voss pour la collection masculine de Gaspard Yurkievich ainsi que Jennie Ko pour Yigal Azrouel à New York. Quoi de plus normal aujourd'hui que de découvrir son travail personnel.

Mercredi 23 juin 2010 la Fashion Week masculine parisienne s'ouvre à 18h sur son défilé, un lourd poid à porter pour ce nouveau créateur, il faut marquer les esprits, car après lui se suivent deux autres défilés puis trois autres jours bien remplit. On doit absolument se rappeler de lui, et je pense qu'il va nous reveller bien des surprises dans les saisons à venir.

Des mannequins tout droit sortis d'une mine du Germinal de Balzac, les visages sont charbonneux, recouverts de suie. Des visages androgynes et d'autres très masculin, comme des jeunes adolscents et adultes miséricordieux, défilant victorieux après un labeur insoutenable. Les inspirations sont très noires, à la limite du gothique, la maille file la dentelle sur des corps fins et des torses nus, des sneakers se mélangent ensemble aux spartiates et chaussures ouvertes sur les orteils, montantes jusqu'en haut des chevilles, les jeux de transparences sont sobres, dans le noir, le gris, comme aquarelle sombre sur la peau, les tissus sont fins, légers, fragiles comme ceux qui les portent, les coupes sont nettes, arrondies, les manches quelques fois bouffantes comme sur des chemises du 17ème s., les épaules arborrants des écailles de papier rappelant un peu Alexandra Verschueren au Festival de Hyères. L'ambiance est romantique, les regards solennels. Une collection qui m'a vraiment marquée et dont je me rappelerais longtemps.