Let's Dance / Let’s get down in Barcelona / I like romancing, but I don’t wanna / Let’s get down in Barcelona tonight we’re dancing like no tomorrow.


Ca fait un petit bout de temps que je ne suis pas venu poster quelque chose ici et pourtant j'ai beaucoup beaucoup de chose à vous dire. Oui une petit passage d'une semaine à Barcelone m'a rechargé un peu les batteries avant la rentrée de septembre, parce là il en fallait de l'énergie pour devoir affronter .... mes rattrapages. Mais Barcelone ne rime pas seulement avec plage ensoleillée, même si ses plages sont sublimes et font un bien fou. Barcelone c'est aussi une ville dont l'architecture est extrêmement riche, totalement différent du modèle haussmannien parisien. Grâce à l'architecte catalan Gaudi (25 juin 1852-10 juin 1926) la ville est devenu un véritable bijou urbain. 7 de ses oeuvres ont été classés patrimoine mondiale de l'Humanité par l'UNESCO et ça c'est pas rien quand même. Par des techniques comme la céramique (ses célèbres trencadis), la verrerie et la ferronnerie il a rendu à ses bâtiment la place auquel la Nature avait droit en basant son style sur des formes géométriques et des structures inspirées par les formes de l'os humain, des racines, des branchages ou encore des nids d'abeilles. On lui doit notamment le parc Guëll, la Casa Milla, la facade de la nativité et la crypte de la Sagrada Familia ainsi que la Casa Batllo.


Les immeubles de Barcelone sont aussi une vraie décoration intérieure de la ville, ses balcons, ses verrières en avancements, ses angles arrondies et ses tourelles font par exemple des bords du quartier Grazia une merveille. Moi qui d'habitude m'intéresse plus à la construction d'un vêtement qu'à celle d'un immeuble je me suis sentit transporté dans un monde aux rencontres des traditions occidentales, orientales et maghrébines. Un vrai bol d'air frais.


Mais au coeur de la ville, sortie du métro Jaume 1 (n'a toujours pas compris comment on devait le prononcer puisque les chauffeurs de bus ne m'ont pas du tout compris et voulaient m'amener à la Rambla =S), se cache un petit village de jeunes créateurs, El Born, qui m'a tout simplement fait rêver. Non non je vous jure, des sacs tout juste fini qui paraissent déjà vintage, des chaussures en cuir poétiques, des vestes que le créateur confectionne encore sur une des tables de sa boutique. Un vrai paradis de modeux. Pas étonnant que Jade Jagger, après quelques nuits mouvementées à Ibiza, s'arrête pour un peu de shopping dans ce quartier (Grazia n°47). Les prix en plus sont assez abordables pour de l'artisanat, environnant les 130 euros pour un sac en cuir, 90 pour un pantalon, ou 300 pour une veste, quand on voit la qualité et la beauté de chaque pièce on a forcément envie d'exploser plafond de compte en banque, découvert autorisé et de s'accorder un instant de folie acheteuse compulsive et passagère (j'espère) pendant ses vacances.




Iriarte Iriarte est un petit showroom atelier où la créatrice nous propose des sacs à main en cuir d'une rare élégance, pas du tout tape-à-l'oeil et pourtant on a d'yeux que pour eux, ses pièces de collection sont tout simplement magnifique, des cuir fins, une inspiration vintage des couleurs allant du camel au gris anthracite en passant par les couleurs chaudes d'un cuir marron foncé. Mallette, pochette, sac boule, cabas, en bandoulière, à anse, féminin-masculin tout le monde y trouve son compte : tout le complet de la maroquinerie dans un style très épuré et classique, et qui a de quoi nous faire frémir.
C/ Esquirol n°1 Barcelone


Oscar H. Grand est un tailleur de costume qui ne manque pas de piment, ce Vincent Schoepfer catalan s'inspire des classique du 20ème s., il mélange les inspirations des années 20 avec celles de notre temps, un vrai créateur de bon goût et de belles tendances dont Johnny Depp et Ed Westwick raffoleraient s'ils rentraient dans sa boutique. Il travaille de façon artisanal et s'approche au plus près des choix de sa clientèle, dans sa boutique j'ai pu voir un album entier des photos de ses clients portant ses vêtements comme sur un blog de street style sur papier glacé. Des pantalons taillés sarouels dans des tissus écossais, dans du tweed, des belles vestes en cuir. Il importe même son style catalan d'homme de bonne famille en Italie comme en Angleterre .... et la France dans tout ça? Oubliée?
Dans ses news, il nous annonce une collection de chaussure dans le classique anglais du style d'Oxford. Croyait moi j'ai vraiment hâte de voir ça.
Oscar H. Grand C/ Barra de Ferro. 7 Barcelone




Miriam Ponsa est une jeune créatrice pleine de talent, elle trouve son inspiration au plus profond d'elle même, dans ses origines et l'expérience de toute sa vie. Son arrière grand mère tenait une usine de tissage, ce qui la fit grandir dans un mode du textile artisanale qui l'amena à une vision de la mode très différente de celles des autres créateurs. Diplômé de l'Université de Southampton, elle se spécialise dans la conception et les techniques de tricot à Igualada, aujourd'hui elle utilise une partie de l'usine de sa famille comme atelier. Son enfance, son adolescence, sa rencontre avec le tissu, la découvert de la création textile, tout ses souvenirs règnent autour d'elle quand vient le moment de se mettre au travail. Et son travail on peut en parler : noir, blanc ou prune, les couleurs forment des jeux d'ombres et lumières, l'ambiance est bucolique, les plissés sont travaillés, le travail de la maille vaporeuse presque poétique, les manteaux sont de vrais bijoux minutieux, les pantalons et jupes des pièces subtiles, les looks de 2010 sont masculin-féminin, ils sont imprégniez par toute la justesse que la créatrice apporte à l'amour du vêtement. Ses pièces sont vendues dans toute l'Europe dont la France (je ne sais pas encore vraiment où d'ailleurs)