Un Repas De Mode Bien Loin d'Être Parfait


Vogue Paris Septembre 2010

It Girl un peu paumée dans les années 80's sous un "like a Virgin" de Madonna, les cheveux crêpés, le perfecto clouté, et la casquette en cuir piquée à un des gros durs manucurés des Village People, Kate Moss nous la joue Rockeuse vulgasse façon Courtney Love dans un drôle de remake d'Olivia Newton-John. Un mélange "surprenant" pourrait on dire.

Dans la suite de ce menu presque parfait il ne manquerait plus que John Travolta nous fasse une lipo' made in Karl Lagerfeld et ça serait la cerise sur le gâteau, la banane rockabilly blanche poudrée pour digestif. On est bien d'accord les épaulettes, le sequin et le come-back du cuir ou des coupes raclées de Grace Jones sont dans le top des tendances de ces derniers temps, mais un retour complet aux seven'n'eighties commence vraiment à nous foutre l'indigestion. Même Jean-Claude Jitrois risquerait de trouver les photos d'Inez Van Lamsweerde pour le Vogue français de Septembre un soupçon too muchement déjà vu. Ce look serait peut être amusant sur Mamie DJ Ruth Flowers, mais sur la top-model la plus convoitée au monde ... euh comment dire .... arrêtez donc de toutes vous crêper le chignon, Kate l'a déjà assez fait pour vous! Il ne manquerait plus qu'un petit minet dans le vent se la joue Brigitte Bardot revival pour qu'on nous transporte tous aux urgences pour intoxication alimentaire ... ah! Manque de bol mes amis le festin vient de tomber à l'eau, Lagerfeld et son célèbre jeunot Giabiconi viennent tout juste de mettre les pieds dans le plat à St Tropez (photo Grazia n°51). Et oui c'est devenu ça la mode! Baptiste ferait mieux de retourner servir ses Cola Light en terrasse de café parce que là ça frise le ridicule. Heureusement pour sauver le tout, la Brindille (qui, je ne sais comment, accomplit un tas de projets dans des temps records .... ouai à coté Hercule et ses 12 travaux c'est d'la nioniotte) reste la femme la plus sublime qui soit, notamment pour la nouvelle campagne d'Isabel Marant Automne-Hiver 2010/11. Je vous laisse savourer ces trois affiches, telles des cachets d'aspirine après un bien lourd repas de grand-n'importe-quoi-modesque.