A l'heure de NewYork et de sa Fashion Week


A une époque où tout doit toujours aller plus vite, où tout évolue sans prendre le temps de regarder en arrière, le monde de la Mode ne dort jamais. Chaque saison, une centaine de créateurs et de marques de prêt-à-porter crée l'évènement, chaque saison les envies, les goûts et les couleurs des directeurs artistiques changent et créent le mouvement dans les armoires du monde entier. Quand on ne peut se permettre une folie de shopping à plusieurs milliers d'euros il ne faut pas s'inquiéter car les entreprises de prêt-à-porter de gammes inférieures mais non moins intéressantes vont suivre les directions des grands couturiers. Pour que vous puissiez prendre une longueur d'avance chers Shoppaholics on vous expose ce que nous réserve les grands maisons de luxe pour l'été prochain. Un petit rayon de soleil en ce début d'automne. Comme quoi, la fenêtre internet à souvent bien plus de plaisir à vous donner que celle de votre appartement.
Alors que Londres joue sur l'exubérance, Milan sur le show-off et Paris sur la créativité, l'originalité et classicisme, la ville de New-York elle, reste beaucoup plus sage, mais les tendances d'Outre-Atlantique commencent à ébrécher le mur de béton européen qui existait depuis toujours dans les rivalités de création vestimentaire. Aujourd'hui les américains nous surprennent et jouent énormément sur les Must-Have, les It et sur un focus très particulier dans les choix des matières à porter absolument. Vous aurez tous comprit que cette Fashion Week Newyorkaise n'était à rater sous aucun prétexte. L'été prochain va mouvoir toutes les femmes de la fashionsphère dans un cocon de glamour qui ne laissera pas les hommes de la planète insensibles.

Alors que l'hiver nous promet des couleurs sensuellement chaudes comme le lit-de-vin, le rouge et des matières comme des fourrures, de la laine de mouton ou une effervescence de dentelle, les créateurs américains ont énormément joué, dans leurs collections estivales, sur les impressions de transparences des matières, la fluidité des coupes, sur des couleurs telles que le rose saumon, le jaune, le vert-eau ou le bleu ciel. Déjà l'on s'imagine les belles plages sur papier glacé que nous proposeront les campagnes publicitaires des maison de luxe, les épaules dénudées et le corps bronzé des futures grandes égéries, et la nouveauté aussi rafraîchissante qu'une citronnade glacé du vestiaires des célébrités sur red carpet.

Philip Lim : empiècement de cuir sur les vestes, pantalons bleu clair, hauts de maille transparente, association de soie, coton et cuir travaillé dans des tons très nudes. Des robes à la coupe très moderne et sans fioriture, jeu des imprimés et des motifs qui change de la rayure ou du carreau, retour du pois, de voile de soie. Ces meilleures pièces : la robe grise aux deux noeuds rappelant des attaches de porte-jarretelles à la taille /// la robe grise sablé aux rayures semblant des chemins dessinées sur le sable par un râteau de jardin japonais, avec en détail ajouté le ceinturage de la taille par un empiècement de voilage quadrillé/// le trench gris transparent, les bords de chaque empiècement en noir très soutenu, comme le passage d'un marqueur lors du dessin /// le pantalon de soie transparent noir à pois /// la robe beige clair en maille aux manches de soie surcousues de petites pierres.



Chez Alexander Wang se qui marque aux premiers abords, comme d'habitude, c'est la construction de ses vêtements : des coupes déstructurées mais d'une poésie urbaine très sensible. Il joue énormément sur les plissages, les empiècements de tissus. Tout se mélange sur un vêtement dans le même ton de blanc immaculé, créant néanmoins tempêtes et marrées perturbées par des vents violents tout autour d'une silhouette. Les angles coupants des épaules d'une chemise sont aussi pointus qu'un triangle, de la taille jusqu'aux genoux deux bouts d'une ceinture de tissu dégringolent, se balancent, accompagnent chaque mouvement de anche. Les vagues sensuelles que peut former le corps en mouvement sur un haut de maille aussi fine que l'écume ou le jeu des transparences cachées d'un pull vert eau, aux manches de longueurs irrégulières, la taille à demi ceinturée, couvrant partiellement une poitrine voluptueuse rappellent les dangers de l'homme Ulysse perdu aux milieu des mers face aux sirènes mythologiques.



Alexandre Herchcovitch ne nous aura pas réellement surprit par d'énormes nouveautés mais l'on peut tout de même dire qu'il revisiste très bien les tendances des grandes marques telle que Prada avec des robes nous faisant énormément penser à la collection italienne de l'été 2010, où l'on passe d'une couleur à l'autre dans un dégradé qu'on pensait réservé à l'art de l'aquarelle. Sa collection à lui, par contre, manque un peu de continuité logique, on passe de pièces rappelant un jeu de Tétris, à d'autres aux motifs taches de peinture, suivit par d'autres encore dont les couleurs sont très sobres, taupe ou beige crème, pour finir sur les dégradés de couleurs primaires. Mention spécial tout de même pour ses coupes ultra modernes et rafraîchissantes, des épaules bouffantes sans se la jouer Blanche-Neige version Kamel Ouali, pour ses manches ouvertes laissant apercevoir le bras ou l'épaule, en passant par ses cols de chemises ou de robe ultra perfectionnés.



Nous avons aussi pu assister à la représentation d'un combat qui marqua les débuts de l'histoire américaine, replongeons nous dans les westerns spaghettis où Clint Eastwood faisait fondre ces dames et devenaient un modèle de virilité pour messieurs. Anna Sui et Ralph Lauren réveillent les fantômes des cowboys et des indiens d'Amérique. Anna Sui pour les femmes à plumes, Ralph Lauren et ses dames de ranch en jeans. Chez Anna Sui les imprimés colorés sont le mot d'ordre de l'été 2011, flirtant avec les sandales en peau, les bottes de cuir, les franges et les plumes aux bas des robes, assorties aux pendentifs et autres couvre-chefs, tout cela prune, marron, kaki, ou beige clair. La femme indienne est chic et, comme la Mode adore revisiter à sa façon les faits historiques, l'Anna Sui prend rapidement le dessus sur la Ralph Lauren. En effet la Texane Attitude commence à nous user tout autant que ses jeans. Pourtant dans cette collection là aussi on retrouve la frange sur des vestes, sur des sacs, sur des robes, on trouve aussi de la dentelle blanche, de belles robes longues et amples, mais la veste en jean, ou les gros ceinturons de cowboy enlèvent toute subtilité dans l'ensemble du défilé.
ANNA SUI


Ralph Lauren




Chez Max Azria pour BCBG on a adoré la collection de robes blanches toutes aussi sublimes les unes que les autres. Portées sans aucun accessoire on ne se focalise que sur elles. Il y avait la longue, au décolleté en V mais qui reste très sage, la courte aux doubles épaisseurs de tissus qui s'envolent comme les pétales d'une rose emportée par le vent, il y a la très simple presque cubique, au jupon en voile délicat et transparent, ou la robe bustier (à éviter de porter quand on a les marques du bronzage d'un maillot de bain …. comme la mannequin), sans oublier la robe asymétrique, à une seule épaule et à poche mais qui garde toute son élégance grâce au jupon transparent. Il y a aussi les robes longues grises ou taupes tout en soie qui satinent tout autant que la peau des mannequins gorgée de soleil, ou la robe courte bleue claire dont l'une des épaules est couverte par un petit voile soyeux. Il y a bien sur aussi les robes à manches chauve-souris, ou les bicolores qui jouent sur le rose saumon et le gris, la noir en dentelle, ou celle aux rangées de franges filées noires, bleues claires ou taupes.




Betsey Johnson fut une révélation, en effet je ne connaissais pas énormément les créateurs Newyorkais je l'avoue, et là ce fut le choc des couleurs et des modèles à la vue du défilé de cette drôle de créatrice. La sobriété, la subtilité ou l'élégance classique ne sont pas des mots qu'elle doit souvent utiliser quand on lui demande de parler de ses créations. Au premier abord il y a trop de choses à voir d'un coup, les mannequins sont maquillées comme des voitures volées, leurs bandeaux et autres diadèmes sont affreux, et les couleurs de chaque robes saturent les transmissions nerveuses de nos nerfs optiques. Au secours migraineux et épileptiques éloignez vous de toutes retransmissions de ce défilé. Néanmoins, à mesure que les tenues défilent, un petit rictus commence à faire plisser ma lèvre, un sourire? Commencerais-je à finalement apprécier? Et bien apprécier n'est pas vraiment le mot, seulement, j'essayais d'imaginer une fille en soirée ou carrément dans la rue accoutrée de la sorte …. j'aurais crié au génie tellement il fallait assumer. Alors finalement pourquoi pas sauter le pas mes demoiselles, « California Gurls » dans son Ipod rose fushia, défiler dans la rue avec une robe à grosses épaulettes bouffantes de princesse, aux motifs de roses énormes, et aux jupons gonflés à l'hélium, chaussant des bottes en caoutchouc rouge pétard, oui oui pourquoi pas après tout … non? Bon ... et la robe au jupon cloche, à rayures roses et motifs fleurit comme les tapisseries d'un appartement parisien du 18ème? Non plus? Vous êtes bien difficile. En tout cas il faut le voir pour y croire. Les robes de princesse aux multiples rangées de plissés couleur bonbon berlingot, celle aux couleurs d'un fond d'écran préréglé MacBook OS X, violet et bleu électrique, le costume blanc de la Croisière s'amuse : pantalon aux pans assez larges et veste blanche à boutons dorés, ou la robe qu'aurait très bien pu porter Madonna dans les années 80 ; bleue turquoise, aux jupons de tulle ultra bouffant. Bref, quand on voit le gros collier plastron « Ride Me » aux cous de toutes les mannequins on a finalement un peu peur de critiquer au risque que Betsey Johnson monte sur ses grands chevaux.



Chez Calvin Klein, et comme d'habitude pour la marque, l'été est synonyme de simplicité, mais aussi d'élégance. Des robes très travaillées au niveau des coupes (des coupes toujours très droites), des ensembles blancs, de longues robes noires ou grises, avec ou sans décolleté, des combi-pantalons au col veston. La plus belle pièce de la collection un haut de la longueur d'une robe courte, en coton noir, décolleté de soie noire presque transparente, le bas en cuir, sur un simple pantalon noir.



Carlos Miele a comprit lui que la couleur fard de l'été prochain était le jaune, et il en a mit sous la forme de vagues ou en sorte de coulée sablée sur ses robes, en bandeau sous des robes aux décolletés totalement ouvert, sur les détails de ses jupes, dans ses chemisiers, en total look pour une robe bustier. Il dérive ensuite sur le doré pour décorer un blanc trop classique, comme un plaqué or sur monture d'or blanc : en robe, sur une mini veste, sur un top, ou en total color pour une robe. Mais le créateur met aussi du peps dans ses tenues pour réveiller le regard : le rouge éclairé pour une robe ou un pantalon, l'alliance du orange et du bleu dans un ensemble T-shirt zippé et mini short. Le noir chez lui est sensuelle, il joue sur le caché et l'apparent, sur le transparent, et la forme des corps, pour une robe où la taille est tout juste voilée, sur une autre seul un body à une manche cache le buste de la femme, l'un de ses bras est totalement nu, l'autre est couvert par un voile de soie, comme pour toute la longueur de ses jambes, sur une autre tout se joue sur la transparence, robe à mettre sous un body couleur chair, dans le voile de la robe se dessinent des rossasse de fleur de papyrus. Les pièces qu'on préfère chez lui : la veste blanche aux multiples épaules qui se dessinent en continuité jusqu'au bas de la taille.



Chez Caroline Herrera la femme multiplie les figures, elle est conventionnelle, exotique, traverse les terres, le temps, les époques, reste intemporelle tellement on la trouve partout. Pour un dîner d'affaire dans une robe rouge au plastron formée de pièces carrées, motifs floraux japonisants, ceinture brillante à la taille. Pour une expo d'art contemporain avec un immense chapeau, chemisier blanc et longue jupe noire à grand noeud à la taille. Pour un anniversaire de treader trentenaire avec cette sublime robe rose. Pour un gala avec une des trois magnifique robe de gala bouffantes. Une robe en particulier? La robe au bustier noir, au premier jupon blanc à l'immense fleur en imprimé, et au deuxième jupon qui l'entoure par plusieurs plissés.







Cushnie et Ochs joue avec le cuir et la dentelle, pour ses robe et ses hauts, on aime sa robe style BatGirl, ses jupes et ses shorts en cuir noir, son haut en nouvelle dentelle, la jupe plissée couleur camel, le chemisier blanc en dentelle de motifs baroques, le haut transparent surcousus de fleurs noires, le pantalon en cuir aux poches pointues.


Dereck Lam, lui, redonne une classe novatrice à la couleur bleue jean dans son total look, top déstructuré et pantalon taille haute, le tissu à l'air tout doux, et cette tenue est juste sublime. La robe cape blanche elle aussi est à voir et, je pense, fera plaisir à pas mal de personnes cet été. On retrouve aussi chez lui la robe jaune poussin, sur un short de la même couleur, mais aussi des spartiates ficelles, un trench en mélange de coton gris et lin beige clair tout juste sublimes. La robe blanche a aussi sa place dans ce défilé, un col très sage, manche longue, longueur juste au dessous du genoux, elle épouse toutes les formes sensuelles de la femme avec une sur-couture du cou au sternum, d'où partent les plissés du jupon. Encore du lin pour une merveilleuse longue robe resserrée à la taille pour marquer de belles anches. Les jeux de transparence on les retrouve partout alors pourquoi pas ici, avec cette robe aux imprimés ethniques qui laisse deviner les jambes. La pièce atypique : une robe étrange où le bustier débardeur en cuir noir est ouvert béant sur un tissu de soie blanc au niveau du ventre. Les mannequins ont tellement faim pendant les Fashion Weeks que leurs estomacs finissent par parler à leurs places?






Chez Diane Von Furstenberg, la marraine de la Mode à NewYork, énormément d'imprimés, psychés, aux vagues rappelant les bas relief des édifices greco-romains, mais cela ne fait plus son charme je trouve, on est un peu lassé, un peu comme le look de la Texane Ralph Lauren les imprimés Von Furstenberg ont fait leur temps. Heureusement il n'y a pas que ça chez Diane. Elle nous présente aussi, de multiples color-block : du jaune (comme chez tout les créateurs) pour une robe solaire, ou assorti au turquoise, au violet, au bleu marine, au marron clair. Des robes à capuches à la Kylie Minogue couleur prune. Un rouge orangé foncé pour un chemisier, assortit avec un pantalon bleu ciel, ou le rose saumon avec du violet. L'été chez Diane Von Furstenberg va être calor calor calor.






Chez DKNY, le Must Have de la collection c'est la robe keffieh. Avant on le portait au cou dans un style assez rock, maintenant il nous fait carrément une robe, et après tout pourquoi pas. On aime aussi le look girly acidulé de la tenue au top rose foncé assortit au pantalon rose clair comme les escarpins pointus et la ceinture noire en noeud sur la anche. Même concept avec les gammes de différent bleu. Les robes liberty sont un peu secouées dans ce défilé, en effet toujours présentes (là aussi un gros ras le bol depuis cet été) mais avec un peu plus de peps, surtout la bleue ciel, aux fleurs rose et blanche avec le noeud beige à la taille. Les jupes aussi sont remixées, légèrement rockisées, pour un look un peu plus sauvage avec leurs froufrous superposés sans régularité.






Chez Donna Karan, c'est une explosion de magnifiques robes drapées. Quand on aime ce style, c'est LE défilé à savourer. Chemisier plissé et froufrouté sur une jupe fendue très haut sur la cuisse, des voiles telles des ailes de fées de la pointe du décolleté jusqu'aux épaules. Une collection de drapés légers partant des épaules jusqu'aux anches rappelés aux bas des robes. Et des tons de beige et de crème qui adoucissent le regard, et attendrissent nos coeurs. Le plus beau modèle? Sans hésitation la robe de voilage, incrustée de petites pierres brillantes, courte devant, longue traîne derrière.



Pour Erin Fetherston les journées d'été sont très casual chic et les soirées ultra glamour. Pour les apéros sur la plage on choisit la combishort de coton et soie beige claire et taupe, ou la simple robe blanche légèrement plissée à la taille, panama sur la tête, ou encore le chemisier de soie manches courtes verticales le long du torse avec une jupe verte claire en lin. Pour la soirée au restaurant on prendra le chemiser aux manches bouffantes en soie transparente et le pantalon noir taille haute, ou la jupe au dessus du genoux avec la veste blanche plissée à la taille. Pour le dernier nightclub à la mode, on réserve la robe noire et verte végétale, la robe bustier noire, ou la robe satinée orange, noeud à la taille et bretelle de voile couleur chair. Enfin la robe blanche cassée et noeud noir à l'épaule on la garde pour le retour de vacances, au dîner des retrouvailles entre copines, pour qu'elles jalousent votre bronzage impeccable et votre tenue chic et branchée.



Hervé Léger pour Max Azria est un grand coup de poing dans le romantisme nianian que nous sert souvent les défilés de mode. Ces looks futuristes et sensibles nous inspirent et nous redonnent un peu de fraîcheur dans la stagnation observée depuis quelques temps chez les créateurs. Ces robes simples, presque aussi légères que des nuisettes, où toutes les coutures des pièces sont mises en valeur par des empiècements en surpiqué donnant des modèles très modernes. Les autres robes font remarquer d'autres subtilités comme les anches écailleuses d'un des modèles futuristes, ou cette robe en cuir découpée au niveau du bustier, les froufrous de certaines autres robes ne sont pas du tout niaiseuses puisqu'ils ne sont présents que sur les cotés, séparés par une bande de soie comme pour un body de danseuse. Les couleurs de ces pièces vont du rose poudré au beige chair en passant par deux trois modèles couleur argent, telles de belles armures fashions face à l'adversité.





Chez Jason Wu, j'ai beau revoir et rerevoir les photos du défilé je n'ai qu'une chose à dire : c'est un sans faute, j'ai vraiment tout aimé. Les construction du vêtement sont recherchées, les couleurs sont pétillantes, la créativité est bien présente, la joie de vivre se ressent quand on voit chaque tenue, l'envie se réveille en nous à chaque passage. Je pense même que c'est un des défilés que j'ai préféré. Le noeud overside blanc est totalement dans la tendance, le jeu des transparences y est aussi pour beaucoup dans presque tout les chemisiers, noir à rayures, beige à pois noirs, noir à dentelle, bleu électrique, noir à froufrou cachant la poitrine, ou transparence brûlante sur des robes de soirées bleu ou fushia. Le jaune est aussi présent sans être agressif dans deux robes liberty. Ces robes d'inspirations végétales, comme de magnifique pot pourrit sont juste à tomber à la renverse, comme si de simples pétales de rose venaient protéger l'intimité de la femme. Une Aphrodite dans son bain des temps modernes.



Chez Jeremy Scott les boots sont faites spécialement pour la jungle urbaine dans laquelle la femme actuelle s'aventure chaque jour. En pattes de Singe, elle joue le gorille sexy et grimpera au sommet des tours de l'Empire State Bulding ou celle de Dubai en deux temps trois mouvements. L' ensemble de la collection est très street rock décalé et on adore. Un body cuir lamé à la taille ou celui qui joue sur la transparence d'un motif de croix, un top ou une robe de cuir poilus de sequins, une robe sac plastique, ou la robe noir classique surmontée de bonnet métallique à la poitrine, et le meilleur pour la fin : la robe prune écaille de tortue à épaulette big size de gorille.






Chez Lacoste un reste sur du classique mais qui donne quand même du peps. On garde les bons basiques qui ont fait leurs preuves : le tailleur et pantalon large, la petite robe de tennis girl légèrement transparente, la robe noir à décolleté blanc, la robe pull blanche. Les couleurs réchauffent chaque modèles : le top en cuir marron assortit à un pantalon rouge, la robe orange, le pull rouge, ou la robe pull rouge à rayure rose. Ça fuse de couleurs dans les tenues de cet été, de quoi enchaîner sur une partie de tennis endiablée après sa session de shopping?




Gwen Stefani ne pensait sûrement pas pouvoir lancer ses propres défilés quand elle a crée sa marque de vêtement il y a 5 ans et pourtant. Maintenant tout le monde suit son parcours dans le monde de la mode avec passion. La voilà rentrée dans la haute catégorie des créateurs hype avec sa marque L.A.M.B. Et ce dernier défilé à NewYork est une très belle réussite. Des imprimés ethniques, floraux, naturels, un très bon jeu sur les rayures et drapés, des longues robes assez baba cool, des superbes combipantalons, des hauts taille haute coupés au dessus du nombril, et des bijoux plastron exquis. La meilleure de ses pièces : la robe noire à épaulettes de plumes, plastron de plumes argentées, ceinture noire, et petit voile noir transparent en bas de la robe.






Pendant la Fashion Week de NewYork il y a eu une deuxième grande bataille mais cette fois ci, une véritable guerre civile. Quel camp va choisir la fashonista Newyorkaise? Marc Jacobs ou Marc by Marc Jacobs? Telle est la question? Chez Marc by Marc Jacobs on retourne aux années 60, les noeuds aux chevilles, noués à la taille, le chapeau cloche dans un look urbain, le mini short ultra mini sur une chemise saharienne kaki, les rayures dans des couleurs de bleu vichy, chemisier et robe de soie à petites fleurs. La femme Marc by Marc Jacobs est ultra girly, proprette sur soi, féminine et élégante, jeune et souriante. Du coté de Marc Jacobs, le maître, on avance de quelques décennies en arrivant dans les années 80's. Une petite touche de St Laurent d'il y a 20 ans ou du dernier défilé Haute Couture de John Galliano chez Dior dans les coupes et les couleurs, la femme Summer 2011 de chez Marc Jacobs est somptueuse dans des robes or et blanche à ceintures d'énormes fleurs, des robes lit-de-vin body et cape très eighties ceinturées à la taille et aux poignets, ou dans des tons roses et de violets, des robes rouges et pourpre attachées au cou, une grosse fleur sur un des cotés, dans le même style des robes courtes mordorées épaulettes xxl et fleur overside sur un coté assortit d'une ceinture de cuir marron foncé fermée d'un gros gros noeud. Autre que les robes, Marc Jacobs propose un petit manteau orange vif à motif psyché, un trench couleur beige, des jeux de transparence sur des robes et des chemisiers de couleurs chaudes, une veste dorée satinée, ou encore un pantalon violet. Oui il ne faut pas avoir peur des couleurs, mais aussi bien associé on ne peut que tomber en pâmoison.

Marc by Marc Jacobs


Marc Jacobs



Matthew Ames lui ne se focalise pas forcément sur des couleurs trop fortes, il préfère jouer sur les matières et faire revenir le lin dans la garde robe chic de la femme avec une robe longue de lin beige foncé, avec des tops ouverts sur le ventre, des robes vertes couleur ultra naturelle rappelant des forêts de bambou. Les coupes de ses robes ont aussi des tendances assez ethniques avec de l'asymétrie, une épaule dégagée, dans des tons très claires pour révéler le bronzage d'une femme assez sauvage. Ce qu'on préfère chez lui : sa jupe boule plissée beige foncé.






Chez Max Azria la plus belle de ses robes reste la plus simple, ce que doit d'ailleurs penser le créateur qui enlève énormément de fioriture sur les tenues de la femme 2011. Pourtant on aimait quand même pas mal les noeuds xxl de Marc J. mais non ici on préférera des tenues structurées aux couleurs nudes, beige, rose poudré, gris perlé, vert eau, ou blanc cassé.





Le coté Army de rue que les femmes affectionnaient tant depuis deux trois années avec ces vestes navy à boutons dorés ou ces vestes militaires qu'elles s'amusaient à mixer avec des robes très classes, se retrouvent beaucoup dans la collection de Nicolas K, qui je pense va être très apprécié. Les bottes noires qui montent jusqu'au genoux et ses battles dress beige surcoussus de fils kaki sont des pièces fards  pour l'été 2011, beaucoup de capuches qui donne un style très street sur la veste en cuir ou sur le pull de coton dont la longueur le fait frôler dangereusement les chevilles. Comme chez Burberry pour la collection hiver 2010-2011 on retrouve la veste militaire (en bombardier pour l'hiver) au double col cheminée, ou un trench gris à manches trois quart retroussées au dessus du coude, à l'immense col, qui donne une allure de conquérante. La pièce la plus cool : la chemise à carreaux ouverte sur tout le torse, mixée avec un bandeau pour tenir la poitrine.






Chez Oscar de la Renta les looks des publicistes des années 50 style Mad Men sont de retour pour swinguer avec des robes à petites fleurs jusqu'au grandes tenues de gala. On adore le style assez vintage du petit tailleur blanc cassé à grandes fleurs roses assortit au col châle de la veste ceinturée, mixée à une belle pochette beige et un bracelet de perle. On retrouve ces inspirations du milieu du siècle dernier dans les autres modèles tel que le tailleur blanc à grands carreaux noirs ou de la robe jaune ceinturée imprimée pied de poule comme une sublime Jackie Kennedy des temps modernes. Dans les tenues proposées dont vont raffoler les jeunes femmes de Manhatan, Oscar de la Renta a prévu de petites robes simples aux beaux imprimés floraux, qui donnent envie de se promener dans Central Park pour un petit pique-nique le dimanche. Et pour les grands soirs la haute bourgeoisie a de quoi choisir une tenue par soirée, entre la sublime robe dentelle noire à la ceinture en gros noeud à la taille, la robe noire presque tricotée au grand col de fourrure de renard blanc, ou la robe bustier noire à la partie jupe en fourrure blanche, sans oublier les immenses robes de princesse, comme la blanche aux belles fleurs rouges, gants assortis, ou la sublime robe noire à traîne, au gros noeud sur l'épaule, ou encore cette robe blanche entièrement brodée au noeud rose sur l'épaule. La femme De la Renta a de quoi nous impressionner, les récits de princesses modernes sont devenu réalité.



Prabal Gurung se la joue Yves St Laurent nouvelle génération avec des robes dans un nouveau style Mondrian en bleu turquoise, jaune orangé et rouge vermillon. Des couleurs qui flashent et qui nous donnent envie de commander des Cosmopolitain et autres Sex On The Beach toute la journée, dès ce genre de robes enfilées. Dans le même genre de tenues mais cette fois unies pour chaque modèles, nous sont proposées des robes aux beaux plissés avec des rubans de tissus qui tournent et voltigent autour du buste des mannequins. Le Jaune est encore ici une des grandes couleurs en force, deux robes, une jupe et quelques touches assez solaires sur d'autres pièces de la collection. Le turquoise, le rouge vermillon et le rose saumon se rangeront en ligne dans le reste des tenues. La plus belle des tenues : une robe noire qui tombe très sagement en dessous du genoux, en couture tournante, et à l'épaule de cristaux et petites volants en forme de pétales de fleurs.





Chez Thornton Bregazzi rien n'a réellement été inventé, rien n'est très novateur, mais les vêtements jouent sur la lancée du retour au classicisme et à l'élégance distinguée. Des jupes ou robes à doubles plissées ouvertes sur le devant, des petits pulls à la maille très transparente, des coupes droites, des robes très sages, des chemisiers à manches trois quart au plastron décoré, des robes noires aux manches recouvertes de manches en voile, le petit top blanc à épaule unique, le haut en dentelle, la jupe très Mad Men noire tulipe qui recouvre le genoux. Des belles pièces qui certes peuvent manquer d'originalité mais qui séduisent quand même quelque soit l'âge de la femme.


Et c'est pas encore fini, encore deux trois défilés à vous montrer et puis c'est parti pour ce qu'il se passe en ce moment à Londres.